Il est folie de vouloir guérir le corps sans vouloir guérir l’esprit.  Cette phrase de  Platon, je remercie  le philosophe des sciences Boris Sirbey, de me l’avoir fait connaître en la mettant en exergue de son livre « La vérité sur le cancer que la médecine ne vous dire pas encore »… (1), dont je suis l’heureux éditeur.  J’ai adopté cette maxime car elle résume bien  les deux objectifs majeurs des éditions Néosanté : 

1) promouvoir les approches  de santé alternatives qui accordent un rôle prépondérant au psychisme 

2)  pourfendre la médecine dominante, matérialiste et mécaniste, qui est assez folle pour assimiler l’être humain à une machine sans âme. 

A ce sujet, vous savez que j’ai été choqué par  la stupéfiante décision prise par l’actrice Angelina Jolie de se faire enlever les deux seins pour éviter un hypothétique cancer.  Quelle absurdité de se mutiler volontairement alors qu’elle n’est  pas malade et que ses chances de ne pas le devenir étaient loin d’être nulles !  Et quelle odieuse dérive médicale de lui avoir infligé  la  croyance  mensongère qu’elle était la victime impuissante d’une loterie génétique ! Dans le numéro 24 de Néosanté, je  me suis permis de lui adresser une lettre ouverte  destinée à dénoncer cette  manière de traiter des organes   comme du vulgaires pièces automobiles, qu’on remplace ou qu’on supprime pour  éviter les pannes.  Ni hasard ni fatalité, la maladie est justement le message qu’on ne devrait pas envisager un être vivant comme  une bagnole : la santé de son véhicule corporel dépend avant tout de son bien-être émotionnel, mental et  spirituel.

Pour éviter l’accident,  nous préconisons  précisément de prendre  soin de soi sur ces trois plans-là.  Et quand il survient, c’est encore sur ces trois dimensions qu’il faudrait travailler en priorité.  Depuis plusieurs mois, avec son grand talent de pédagogue,  Jean-Jacques Crèvecoeur  consacre sa chronique de Néosanté à  suggérer les attitudes et les comportements les plus propices à la guérison.  Il enseignait dans son article de juin que le sentier vers la santé passe nécessairement  par  la compréhension et l’abandon des habitudes néfastes. Comprendre,  réaliser, conscientiser, ce sont des verbes qui reviennent très souvent dans les pages de Néosanté.  Mais vous  savez aussi que nous ne négligeons nullement  l’intelligence inconsciente du corps.  Pour nous, la façon de le nourrir est d’une grande importance. Et les  approches psychocorporelles nous semblent aussi valables que les méthodes psychothérapeutiques.  Mieux :  les thérapies purement corporelles méritent à nos yeux tous les égards : on peut guérir globalement par la seule voie du corps !  J’en ai fait personnellement l’expérience avec la chiropraxie.  Il y a  environ 25 ans , je me suis retrouvé plié en deux par un blocage de mes vertèbres lombaires. J’allais de lumbago en lumbago et désespérais de trouver une issue, jusqu’à ce qu’une amie acupunctrice m’oriente vers un chiropraticien.  Le soulagement fut immédiat et un traitement au long cours m’a permis de me débarrasser définitivement de mes problèmes de dos. Sans aucun décodage – je ne connaissais pas à l’époque -  ni autre type d’introspection.  Sur mes trois filles, la chiropraxie  a donné des résultats encore plus spectaculaires. L’une d’entre elles, très pleurnicharde les premières semaines,  a retrouvé magiquement le sommeil lorsque le chiro  a repéré et corrigé une légère subluxation cervicale.  La deuxième a été guérie de son énurésie nocturne en trois séances ! Le plus impressionnant,  c’est que dans la nuit suivant chaque visite, ma fille souillait sa couche des deux manières et qu’elle faisait d’épouvantables cauchemars, preuve que l’intervention  manuelle à hauteur des reins provoquait un sérieux remue-ménage à l’étage cérébral.  Comme les trois symptômes  ont disparu en même temps, il est bien clair que le déblocage physique avait fait sauter des verrous psychiques. Pour moi, il ne fait pas de doute que le corps est une voie royale vers la guérison globale.

Et qui dit corps dit sport. Si mes lombalgies et douleurs sciatiques ne sont plus que de mauvais souvenirs,  je le dois aussi aux conseils qui m’ont été donnés de m’automasser le ventre,  faire des étirements et continuer le sport. De nos jours, les bienfaits de l’activité physique pour la santé  sont heureusement de plus en plus reconnus.  Certaines mutuelles récompensent la pratique sportive et certains médecins  osent la prescrire en remplacement des médicaments.  Mais  dans notre dossier  du Néosanté 24 (2), nous ne nous contentions pas de vanter ses vertus préventives : l’exercice physique est une voie curative pour de nombreuses maladies, et même une arme naturelle contre le cancer ! D’ailleurs, hormis dans les disciplines gangrénées par le dopage, as-t-on déjà vu un(e) athlète de haut niveau  décéder du cancer pendant sa carrière ? Le sport a été inventé dans la haute antiquité pour compenser les méfaits de la sédentarité. De même que notre physiologie est adaptée aux aliments préhistoriques, notre organisme se porte bien mieux lorsqu’on le fait bouger avec suffisamment d’intensité.  Profitez donc des vacances pour vous activer sérieusement : à vos baskets et à votre santé !

Yves Rasir

http://www.neosante.eu/accueil/je-mabonne-a-la-version-numerique-de-neosante/

(1) Paru aux Editions Néosanté, disponible dans toute librairie et sur notre site.

(2) Toujours disponible en format papier ou numérique via notre site.

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