Collaborateur ponctuel et lecteur attentif de Néosanté, le Dr Olivier Soulier nous a communiqué les résultats de deux études scientifiques bigrement intéressantes. Parue dans le Journal of Urology, la première (1) montre que le traitement des troubles érectiles est une façon efficace de réduire le risque… de mort subite d’origine coronarienne. Les chercheurs ont en effet découvert que la valeur prédictive des problèmes d’érection était supérieure à celle du tabagisme ou des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires. Chez les hommes entre 40 et 50 ans, les troubles érectiles précèdent généralement de 2 à 5 ans les accidents cardiaques, dont la sévérité s’avère proportionnelle à celle des soucis de bandaison. Pour la deuxième étude (2), une équipe américaine a voulu comparer les influences respectives du stress psychologique et du stress physique sur l’apparition d’une ischémie myocardique. Sans grande surprise, l’insuffisance cardiaque a été mise en évidence chez 43,5 % des patients soumis à des épreuves mentales et chez 33,8 % des patients obligés de courir sur un tapis roulant. Mais ce qui a étonné les chercheurs, c’est que l’effet du stress mental dépendait étroitement du statut marital des participants masculins : chez les hommes, le fait d’être marié ou de vivre en couple diminuait significativement la probabilité de fatiguer le cœur.

Pour le Dr Soulier, qui a reçu en son temps les enseignements du Dr Hamer, ces données n’ont absolument rien de renversant. En commentaire de la première étude, le médecin lillois fait d’ailleurs remarquer que le Viagra été développé au départ pour soigner les maladies cardiovasculaires, avant de révéler ses effets sur la rigidité pénienne. Il y a donc bien un lien entre la santé du cœur et les troubles érectiles, ceux-ci trahissant « des difficultés avec le territoire sexuel ». On est en plein dans la médecine nouvelle hamérienne puisque celle-ci affirme que l’infarctus est la résultante d’un conflit territorial en rapport avec la sexualité. Pour illustrer le sens biologique de la maladie, le médecin allemand prenait l’exemple des vieux cerfs dont le cœur lâche lorsqu’ils perdent leur place de mâles dominants. Chez l’être humain, la zone cardiaque peut entrer en souffrance si une rivalité est ressentie comme une atteinte à la virilité. Comment se protéger des rivaux ? Par le mariage, pardi ! « Si tu es coronarien, marie-toi » lance ainsi Olivier Soulier pour résumer les conclusions de la seconde étude. Plus son territoire sexuel est stable et fiable, moins l’homme court le risque de flancher côté cœur. Une nouvelle fois, la science de pointe donne raison aux « lois biologiques de la nature » chères au Dr Hamer…

Non sans sagacité, Olivier Soulier fait encore remarquer que les symptômes d’hypertension artérielle pulmonaire (HATP) sont classiquement soignés par un médicament nommé Reviato, qui n’est autre que du Viagra rebaptisé pour ne pas inquiéter le patient. Ici encore, le lien peut être fait entre l’HTAP, un ressenti d’atteinte au territoire et une problématique sexuelle, mais cette fois plus subtile et sans passage à l’acte, trouvant parfois sa source dans la généalogie. Toujours finement, l’homéopathe français note que l’affaire du Mediator a mis en lumière que ce médicament contre le surpoids augmentait notamment le risque d’HTAP. Logique, puisque les excès alimentaires et leur corollaire, la surcharge pondérale, sont parfois des mécanismes compensatoires d’une frustration sexuelle et/ou affective. En bloquant cette compensation, le Médiator ne pouvait qu’affecter les artères pulmonaires et indirectement le cœur ! « La médecine commence enfin à comprendre ce que nous savons depuis longtemps » conclut avec amusement le Dr Soulier…

On pourrait encore citer une troisième étude éloquente :  réalisée récemment par des chercheurs italiens qui ont mesuré la taille des testicules de 2 800 de leurs compatriotes souffrant de troubles sexuels et suivis pendant sept ans, elle montre clairement que de grosses gonades prédisposent à un risque cardiaque accru. Or , qui a besoin d’exprimer ainsi sa capacité reproductive, si ce ne sont les mâles peu assurés de transmettre leurs gènes ?  Ce sont encore des chercheurs italiens qui ont dernièrement publié un article très instructif dans la revue Neurology : selon les données médicales de plus d’un million de personnes âgées récoltées pendant 5 ans, il s’avère qu’un senior touché par la maladie d’Alzheimer a deux fois moins de risque de développer un cancer. Selon l’hypothèse avancée, le gène suppresseur de tumeur Tp53 serait plus actif chez les personnes en état de démence sénile. Bien, mais pourquoi en serait-il ainsi ? La « nouvelle médecine du sens » nous apprend que toute maladie est une solution de survie à un choc psycho-émotionnel. Rien d’étonnant donc que le déclin des neurones diminue le risque de déclencher une pathologie cancéreuse : à défaut de les résoudre, perdre la tête est déjà une bonne façon de fuir ses conflits…

Michel Manset

 

(1)    Nehra A et coll. : Diagnostic and treatment of erectile dysfunction for reduction of cardiovascular risk. J.Urol. 2013 ; 189 : 2031-2038.

(2)    Jiang W et coll. : Prevalence and clinical characteristics of mental stress-induced myocardial ischemia in patients with coronary heart disease. J Am Coll Cardiol 2013; 61: 714-22

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